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Comme vous avez pu le constater beaucoup de première classe dans le titanic. Merci de privilégier les autres classes et l'autre navire (hors scénario évidemment). La première classe pour le titanic est donc BLOQUÉE Rappel: 3 scénario par personnes (pris ou pas) pas plus, avec un avatar qui peut être réservé les deux autres aux choix. Il faudrait également penser à commencer les rp's ce week-end. Bisous le staff

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 PEARCIL ✿ Just as a candle cannot burn without fire, men cannot live without a spiritual life.

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♆ j'ai embarqué le : 15/04/2015
♆ j'ai beaucoup parlé : 290
♆ âge du personnage : on ne demande pas à une dame son âge voyons, mais s'il faut absolument vous répondre, j'ai trente deux années.
♆ métier : officiellement je n'ai pas d'emploi, officieusement j'étais serveuse dans un bar miteux de Southampton et je suis domestique pour des riches familles (sans que mon frère ne le sache)
♆ statut marital : officiellement je suis fiancée, officieusement ... je saurai pas vous dire avec précision ... je ne suis pas mariée ou veuve, c'est déjà une chose sûre.


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En réalité elle s'appelle Ann Barrow et est orpheline. Sur le paquebot uniquement elle est Pearl Hawthorne parce que son frère a tué involontairement deux personnes à Southampton et qu'à présent tous les deux doivent prendre leur identité pour quitter l'Angleterre. Ils doivent aussi faire comme s'ils étaient fiancés.


MessageSujet: PEARCIL ✿ Just as a candle cannot burn without fire, men cannot live without a spiritual life.   Mar 19 Mai - 0:15

Pearl  ⚓︎ Cecil
   
   
Just as a candle cannot burn without fire, men cannot live without a spiritual life.


   
Ici c'est vraiment différent. Mais il fallait bien s'y faire. Parce que surtout, et avant tout, je n'avais pas le choix. C'était comme ça, et nous étions sur les eaux. Si on était découverts ... je ne sais pas du tout ce qu'ils vont bien pouvoir nous faire. Et honnêtement, je préférais ne pas y penser. Mais c'était très différent. Trop différent. moi qui n'avais jamais connu que la rue, la misère et la saleté. Je me retrouvais propulsée dans un monde qui n'était pas le mien, un monde que je ne comprenais pas ni n'appréciais. C'était brillant, c'était surfait. C'était de la poudre aux yeux et tout le monde collait de faux sourires sur leurs visage. Les apparences, toujours et encore les apparences. J'étais maintenant dans une suite luxueuse avec un lit au moins dix fois plus grand que le plus grand dans lequel j'ai pu dormir. Dans mes valises il y avait des millions de tenues plus farfelues les unes que les autres et on n'avait rien à faire nous même. Oh bien sûr je connaissais la vie des riches ayant été moi même une de leur multiples servante à Southampton. Mais il y a une bonne différence à servir et être servie.

Comme tous les matins la bonne qui m'aidait à m'habiller -parce que oui, les riches ne savent pas s'habiller eux même- venait me déranger sur la terrasse. Est ce qu'il n'y a pas un moment, le plus petit qui soit, où je puisse me retrouver seule avec mes pensées. Southampton et mon ancienne vie était loin, et je suppose que j'aurais du faire comme Tone' qui prenait les choses vraiment bien peut être même un petit peu trop bien d'ailleurs. Mais je n'y arrivais pas. Elle toquait à la porte. et murmurais « Miss Hawthorne? Je vous apporte votre toilette pour le déjeuner de ce midi » je levais les yeux au ciel et me retournais pour la laisser entrer. J'étais pieds nus sur le petit balcon attenant à la chambre. Peu présentable somme toute, mais je m'en foutais royalement. « Je suis obligée d'aller à ce dîner? » demandais-je alors qu'elle me rejoignais dehors. « Oh mais ... madame, que dirait monsieur si on vous voyait comme ça! » s'exclama t'elle en me voyant comme ça, tellement à l'aise.  « Venez, rentez donc à l'intérieur ». Je levais de nouveau les yeux au ciel sans qu'elle me voie. Elle ne faisait que ce qu'elle était supposée faire, je le savais bien, j'avais été à sa place. Mais quand même, moi je n'avais rien demandé, je savais m'habiller seule. Mais Tone' avait insisté. Selon lui il fallait pas attirer l'attention ... Il n'avait pas tord. Elle ferma la porte derrière moi et me poussais plus ver l'intérieur de la chambre. « Bien, montrez moi cette tenue ... » soupirais-je doucement.

La salle de repas était pleine et les discussions flottaient dans l'air. Moi je m'emmerdais au plus haut point. Ma robe verte bouffant me serrait. C'était la mort ces corsets ... une ruse des hommes pour empêcher leurs épouses ou promises d'aller voir ailleurs, parce que retrousser les bas de ces tenues c'était pas non plus évident et donc ça évite la bagatelle rapide ... malins ces hommes ... Je m'efforçais de sourire et de paraitre amusée et surtout ... intéressée -ce que bien entendu je n'étais pas ... Je souriais doucement à ... la madame avec une grosse mouche au coin de la lèvre. C'était vraiment horrible. Je pris une des fourchettes dans ma main et la regardais d'un oeil intrigué. Un seul de ces couverts nous auraient logé et nourri pendant un mois autrefois ... mais mon frère s'amusait à présent. Je posais mon regard sur lui, il s'amusait, il était comme un poisson dans l'eau ici. Charmeur il plaisait à ces dames, et romantique il me faisait passer pour une réelle fiancée que le doute était troublant. Mon frère avait un vrai pouvoir pour réussir à amadouer les gens. Alors je m'accrochais à lui et souriais en reprenant un peu de vin entre mes lèvres. J'avais du mal à me souvenir des noms des personnes autour de la table. C'était un problème.

Le repas prenait bientôt fin, et j'avais hâte d'aller faire une petite promenade. M'éloigner d'eux serait le bienvenu. Distraitement je regardais dehors et vis ces deux bleu magnifique se rejoindre à l'horizon. C'était vraiment superbe. « Oh, attention, il y a un de ces pestiférés qui vient d'entrer dans la pièce. Sans doute qu'il s'est perdu ...  » dit la dame à la grosse mouche et tout le monde dirigeait son attention sur l'intrus en question. Une petite fille visiblement désorientée. Ses grands yeux observaient la pièce comme si elle avait vu le père noel. « Regardez moi cette crasse ... C'est pas possible, qu'on la sorte de là ... on va attraper des maladies ...  » je sentis mes oreilles s'empourprer. C'était bel et bien pour ça que je n'aimais pas les riches. « Déjà que c'est une honte qu'ils puissent voyager avec nous sur ce bateau si en p-  » le verre que je tenais dans la main céda à cause de la trop grosse pression que j'y mettais en tentant de me contenir. Tout le monde se retournais vers moi et m'interrogeait du regard. « Mais enfin, ils ont eux aussi le droit de voyager. » dis-je doucement alors qu'un serveur s'empressait déjà de venir remplacer mon verre et me nettoyer la main. Je posais cette dernière à plat sur la table subissant l'oeil inquisiteur d'Anthony. « Ce sont des êtres humains comme nous. Ne laissons pas nos domestiques s'occuper de nous? » dis-je en arquant un sourcil. J'en disais peut être trop, tout le monde semblait outré, ou choqué par mes propos. « Cette petite cherchait peut être sa mère qui pourrait être une de nos dames de compagnie ... » murmurais-je doucement.
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♆ j'ai embarqué le : 20/04/2015
♆ j'ai beaucoup parlé : 104
♆ âge du personnage : 33 ans
♆ métier : Héritier d'une imposante fortune, on voudrait le voir ministre, ou président.. Il aimerait juste qu'on lui foute la paix et qu'on le laisse gérer sa fortune comme il veut.
♆ statut marital : On l'a plus marié pour les convenances qu'autre chose, mais dès qu'il peut se débarrasser de sa femme il ne se gène pas; la preuve étant qu'il l'a laissé à Southampton pendant son voyage.

MessageSujet: Re: PEARCIL ✿ Just as a candle cannot burn without fire, men cannot live without a spiritual life.   Mar 19 Mai - 15:37

Pearl  ⚓︎ Cecil
   
   
Just as a candle cannot burn without fire, men cannot live without a spiritual life.


   
C’est l’ennui qui lui étreint l’âme, tandis que Cecil appuie un bras sur le bastingage, l’autre tapotant une poche de sa veste pour sortir sa boite d’allumette, une cigarette coincée entre ses lèvres, éternellement figées dans un demi-sourire amer. La petite palette en carton contre son torse, ses doigts qui farfouillent pour tirer une seule allumette de l’emballage, il reste appuyé dans une pause figée, statue de cire à la poitrine qui se soulève, le regard perdu sur l’étendue bleue. Il y a de l’eau partout. Il y a trop d’eau, surtout. Pas qu’il se serait imaginé que le paquebot se serait soudainement mis à flotter, il aime l’inattendu mais il n’est pas assez idiot pour croire à ces inepties soit-disant futuristes, mais il s’est découvert une certaine aversion pour l’océan depuis que le bateau a quitté le port. Mieux vaut tard que jamais, s’entend-il marmonner avant de se redresser, frottant l’allumette contre le carton pour l’embraser, faisant rougir le bout de sa cigarette avant d’inhaler la fumée. Un regard vers la porte dans son dos et il soupir; Lisbeth est encore en plein préparatif pour le repas. Elle passe plus de temps à se changer qu’à réellement profiter de la croisière, tout ça pour quoi ? Il aimerait bien le savoir. Un regard sur le cadavre carbonisé de la buchette et il s’amuse avec avant de l’envoyer par-dessus bord, par maladresse. Une jeune fille l’a remarqué, dans son manège, depuis la promenade sur laquelle il a vu, en s’appuyant au bastingage et à son regard sérieux, il comprend que sa bêtise ne l’amuse pas. Elle lève des yeux sombres sur lui, mais finit par lui sourire; du moins c’est ainsi qu’il traduit le rictus qui lui scie le visage, le joues grisées par de la suie, ou il ne sait quel saleté que les troisièmes classes peuvent bien respirer là-dessous. Le jeu dure quelques minutes et c’est à celui qui clignera des yeux le premier que reviendra le gage, mais Cecil finit par se retirer, s’avouant vaincu, quand la voix de sa soeur lui hérisse le poil. « J’ai cru que vous ne sortiriez jamais de là. J’espère que vous n’avez oublié aucun jupon, sous votre autre jupon. » Lisbeth grimace mais attrape le bras qu’il lui tend, le menton haut, la mine fière. Ce n’est pas inhabituel chez elle, de la surprendre dans un état aussi peu avenant, mais depuis le début de la croisière, force est d’admettre que sa mauvaise humeur bat des records. Sans doute que cela a un lien avec le fait qu’il l’ait entendu vomir quelques heures après le départ, mais l’idée d’admettre qu’elle craint l’océan et le fait d’être coincée sur un paquebot, ne lui effleurerait pas l’esprit. Question d’amour-propre. « Il paraît qu’on va nous servir du homard.. fraîchement pêché de ce matin. » « Vous trouverez cela drôle je suppose. Contente de voir qu’au moins l’un de nous deux se divertit, Cecil! » Les ongles de ses doigts fins s’enfoncent dans le bras de son frère, l’empêchant de rire quand bien même il doit lui-même se mordre l’intérieur de la joue pour se retenir. Se moquer de sa soeur a toujours été son activité favorite, si vous voulez savoir.

« C’est fort bien décoré, il faut le reconnaître! » La voix de Lisbeth le sort de ses songes, tandis que son regard caresse les têtes de la salle, avant d’observer les murs et d’acquiescer. « Oh, je vois papa et maman! » Les mains de la jeune femme libère le bras de Cecil qui, après s’être massé légèrement, finit par rejoindre son père qui lui présente une chaise libre à ses côtés. Il n’y a pas que les Pritchard. Sa mère est en pleine discussion avec trois femmes de son côté, Margaret admire l’argenterie avec son voisin de table qui tente d’échapper à sa diarrhée verbale, quant à Lisbeth, elle se retrouve coincée entre deux hommes qui lui potent une attention toute particulière. En s’asseyant, le regard de Cecil se porte sur la jeune femme assise presque en face de lui, si ce n’est qu’elle est décalée d’une chaise. Son visage lui rappelle légèrement quelque chose, mais il y a tant d’autres visages ici qu’il oublie un peu vite, s’imaginant sans doute qu’en plus de n’être qu’un regard parmi la foule, elle est aussi une bourgeoise parmi les autres. Mettez une poule dans un poulailler et vous aurez du mal à la retrouver. « Oh, attention, il y a un de ces pestiférés qui vient d'entrer dans la pièce. Sans doute qu'il s'est perdu ...  » Un regard sur la mouche.. Et la femme y étant accrochée, Cecil finit par faire comme les autres de la table; tourner la tête vers la pauvre gamine qui semblait attirer toute la foudre du bon goût et de la propreté réunis ici. « Regardez moi cette crasse ... C'est pas possible, qu'on la sorte de là ... on va attraper des maladies ...  » Cette fois, il observe la fillette, propriétaire de ces quelques mots et la toise un moment avant de rouler des yeux pour se faire hypnotiser par l’ignoble mouche de la femme à la voix grave, persuadé d’ailleurs que le point n’est plus au même endroit.. Il était sur son menton quelques secondes plus tard, le voilà désormais sur sa joue.

Souhaitant rester le plus absent du sujet possible, Cecil entreprend de vider son verre quand une voix, qu’il n’a pas encore entendu jusque-là, se fait entendre. L’observant par-delà le bord de son verre, il finit par sourire avant de le reposer, essuyant le bord de ses lèvres de sa serviette encore proprement pliée, la reposant en des gestes délicats et habitués. « Sous-entendez vous que vos domestiques ne sont pas soumis aux mêmes règles de propreté que vous ? » Cela se veut une pique, mais son regard dit le contraire; il est clairement d’accord avec sa réaction, mais son éducation l’oblige à ne pas le hurler sous tous les toits; En revanche, il reporte son attention sur la fillette, arborant un chapeau ridicule sur une tignasse d’un blond presque malade, aussi écoeurant que la grimace qui fige ses traits disgracieux dans une moue outrée, le regard rivée sur la pauvrette encore perdue devant la salle, à chercher quelque chose ou quelqu’un des yeux. « Quand à vous jeune demoiselle, vous feriez bien mieux de faire attention à ne pas avaler votre propre salive.. Si elle est aussi infecte et purulente que les mots qui s’échappent de votre bouche, je ne serais pas étonné que cela ne rejaillisse en de vilaines pustules sur votre visage. » Et comme pour l’ennuyer un peu plus, il se frotte la joue, comme pour lui signifier que le mal est déjà fait, arrachant une mine défaite à la gamine qui secoue le bras de sa mère avec désespoir, cette-dernière trop occupée à discuter avec Mme Pritchard. « Margareth, apporte ça à cette pauvre enfant. » Sa cousine, l’ayant rejoint pour lui signifier qu’une fille de son âge l’invitait à sa table, jette un regard de la table à la pauvre perdue et ainsi de suite avant d’attraper le quignon de pain et se précipiter vers la gamine, trop heureuse de rendre service et, surtout de défendre une cause. Une chance que les Pritchard soient trop occupés à papoter, sinon nul doute que Cecil comme Maggy se seraient fait salement remonter les bretelles.
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En réalité elle s'appelle Ann Barrow et est orpheline. Sur le paquebot uniquement elle est Pearl Hawthorne parce que son frère a tué involontairement deux personnes à Southampton et qu'à présent tous les deux doivent prendre leur identité pour quitter l'Angleterre. Ils doivent aussi faire comme s'ils étaient fiancés.


MessageSujet: Re: PEARCIL ✿ Just as a candle cannot burn without fire, men cannot live without a spiritual life.   Mer 20 Mai - 0:54

Pearl  ⚓︎ Cecil
   
   
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Que le temps me parait long. Et que la vie est longue quand on est riche. Ou faussement riche en mon cas. C'est ennuyant. On ne parle que de choses inutiles, débiles, futiles. Sans interêt. Oh probable que je ne suis pas réellement des plus objective, bien entendu hein, mais ... quoi qu'il en soit, c'est quand même ainsi. C'est juste un des moments les plus ennuyeux, je me prenais à espérer que la traversée se fasse aussi rapidement que le mot courait sur tout le paquebot. Qu'on soit rapide, et que je sois délivrée de ces faux-semblants épuisants. Il y aurait pourtant tellement de choses à faire. Et je me prenais souvent à me dire qu'en définitive je serais beaucoup mieux avec ceux de mon "rang" aux niveaux inférieurs. En troisième classe. On était vrais. On était marqués par la vie. Oh pas qu'ils n'aient pas eu de difficultés, mais tous semble si ... facile ... pour les bonnes gens de première que je ne peux pas m'imaginer qu'ils aient d'autre problème plus grave que "Quelle toilette vais-je porter pour dîner avec le Capitaine ce soir!?". J'étais impassible. Et bien souvent muette là ou Anthony avait un flot et débit de parole intarissable. Je ne savais pas comment il faisait. Mais il fallait dire qu'il avait cette étrange faculté de pouvoir toujours s'adapter à tout. C'était pas mon cas. Et c'était le moins que l'on puisse dire d'ailleurs. Mais je souriais, et je gardais la tête haute. Je mimais, je singeais celles que j'avais eu l'occasion d'observer et d'étudier toutes ces années. J'arrivais à me faire au rôle que je devais incarner, Pearl Hawthorne. Une jeune femme bourgeoise bien sous tout rapport, amoureuse et assez pour être fiancée a ce charmant Sean Archfield. Ca aurait pu être une bonne idée ... si ce Sean n'était pas à présent sous les traits de 'Tone.

Le repas était long, et ennuyeux, comme tout ici, j'avais qu'une seule hâte, qu'il se termine. Mais bien sûr ce n'était pas le cas, et il y avait toujours plein de plats. Et de conversations. Je pinçais les lèvres doucement et écoutais, observant plus que je ne participais. Il y avait à la table ce jeune homme. Celui que j'avais bousculé à mon arrivée sur le paquebot. Pourquoi je me souvenais de lui plus que les autres? Aucune idée. Peut être parce qu'il m'avait semblé courtois? Enfin, plus courtois que les autres dirons-nous. Parce qu'il avait un regard qui me perturbait -mais pas dans un mauvais sens- ou peut être alors étais-ce cette distance qu'il avait avec les évènement qui se déroulaient sous ses yeux quels qu'ils soient.  Son nom cependant ne me revenait pas. Si d'ailleurs, je l'avais su en fin de compte.

Et le drame arriva. Mais au moins il fournit l'occasion de piquer mon intérêt. Les attitudes des gens autour de la table me donnait vraiment envie de vomir. C'était déprimant de voir leur étroitesse d'esprit. C'était pathétique même, dire qu'ils sont sensés être les plus "éclairés" des êtres humains. Et notre élite ... Je rongeais ma colère qui grimpait, me forçant tant bien que mal à rester civilisée face à des propos aussi peu civilisés justement. La grosse mouchetée ... ses propos étaient des plus horribles. Peut être qu'ils me touchaient plus parce que j'avais été moi même cette gamine. Cette pauvre orpheline plantée au milieu de gens du beau monde qui venaient nous rendre visite à l'orphelinat et nous regarder, nous étudier comme si nous étions la prochaine poupée qu'ils allaient acheter. La petite ne se rendait pas compte du tollé qu'elle venait de provoquer, c'était certain. Les paroles fusaient, les regards outrés se dirigeaient tous vers elle.  « Sous-entendez vous que vos domestiques ne sont pas soumis aux mêmes règles de propreté que vous ? » Il avait parlé, répondant à mes propos. J'arquais le sourcil et l'observais doucement. « Bien au contraire. Jusqu'à preuve du contraire, la pauvreté n'a rien à voir avec la propreté. Même si la sonorité des mots peut sembler identique »    je souriais un peu, quelque chose me disait qu'il ne pensait pas ce qu'il disait. Mais je pouvais tout autant me tromper. « Quand à vous jeune demoiselle, vous feriez bien mieux de faire attention à ne pas avaler votre propre salive.. Si elle est aussi infecte et purulente que les mots qui s’échappent de votre bouche, je ne serais pas étonné que cela ne rejaillisse en de vilaines pustules sur votre visage. » Sauf que je ne pensais pas me tromper. Je me mordis la lèvre inférieure afin de ne pas rire à voix haute.  « Mais voyons mademoiselle Hawthorne, regardez là, regardez sa morve collée à son menton, vous allez me dire qu'elle est propre!? »   je soupirais une nouvelle fois et regardais la grosse mouchetée qui venait de parler, me prenant plus ou moins à part. « Je ne dis pas cela du tout, je pointe juste du doigt que v- »   je me reprenais tout de suite. « nos bonnes par exemples, s'occupent de nous sans qu'on s'inquiète de savoir si elles nous transmettent des maladies. Elles nous habillent, nous baignent, nous coiffent, et sont de cette classe que vous qualifiez inférieure. Et pourtant, vous comme moi nous portons très bien non? »   mais elle trouvait bien sûr un argument. Ils ont toujours réponse à tout c'est bien connu. Mon verre brisé ne leur plaisait pas, mais ils devraient s'y habituer. J'étais ainsi. J'étais franche et je ne me privais jamais de dire ce qui me déplaisait. Anthony me regardait visiblement contrarié. « Je crois que ma fiancée à un petit peu trop bu »   dit-il en remplissant mon nouveau verre d'eau et le poussant vers moi. « Excusez la, elle est très émotive. »   dit il en les regardant pour m'excuser. Je détestais ça, et il le savait très bien, qu'il s'excuse pour moi, qu'il excuse mon comportement. « Margareth, apporte ça à cette pauvre enfant. » sa phrase me surprit et en même temps me tira un sourire que je ne pus réprimer cette fois ci. Et surtout l'empressement et la joie de ladite Margareth à faire ce que le jeune homme disait en prenant le quignon de pain. Je pris mon verre dans la main et me levais. « Attendez moi Mademoiselle Margareth »   dis-je sans la connaitre réellement « Je vous accompagne, et puis peut être qu'elle a soif »  , Anthony me regardait l'air choqué mais s’efforce de hausser les épaules et je l'entendis m'excuser de nouveau. « Et je voulais prendre l'air de toutes façons » . Je me rapprochais de la demoiselle à qui j'offrais un sourire. « Peut être pourrions nous l'emmener sur le pont? »   dis-je avant de me pencher de la petite fille. « Tu es perdue ma chérie? »   elle hochait de la tête positivement, elle était tellement mignonne. Tellement réelle et me rappelait tellement de là où je venais. « Je doute qu'ils apprécient qu'on l’amène à la table hein ... »   murmurais-je à la jeune femme qui venait de lui donner le pain tout en désignant du menton la table d'où nous venions. C'était peu dire ...
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