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Comme vous avez pu le constater beaucoup de première classe dans le titanic. Merci de privilégier les autres classes et l'autre navire (hors scénario évidemment). La première classe pour le titanic est donc BLOQUÉE Rappel: 3 scénario par personnes (pris ou pas) pas plus, avec un avatar qui peut être réservé les deux autres aux choix. Il faudrait également penser à commencer les rp's ce week-end. Bisous le staff

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 CWP + Do not believe a word I say

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♆ j'ai embarqué le : 20/04/2015
♆ j'ai beaucoup parlé : 104
♆ âge du personnage : 33 ans
♆ métier : Héritier d'une imposante fortune, on voudrait le voir ministre, ou président.. Il aimerait juste qu'on lui foute la paix et qu'on le laisse gérer sa fortune comme il veut.
♆ statut marital : On l'a plus marié pour les convenances qu'autre chose, mais dès qu'il peut se débarrasser de sa femme il ne se gène pas; la preuve étant qu'il l'a laissé à Southampton pendant son voyage.

MessageSujet: CWP + Do not believe a word I say   Mar 21 Avr - 2:00



Cecil William Pritchard
  Matthew Goode

Carte d'embarquement
Paquebot ⚓︎ Titanic
Lieu d'embarquement ⚓︎ Southampton
Classe ⚓︎ 1st
Destination ⚓︎ Les États-Unis, Washington.
Motif(s)  ⚓︎ Pour affaires. Richard Pritchard et son fils sont en chemin pour nouer des liens menant à une collaboration intense entre leurs affaires en Angleterre et leurs homologues américains. De plus Lisbeth, la cadette de Cecil, doit y rencontrer son fiancé.

Carte d'identité
Nom de famille ⚓︎ Pritchard, il sonne fort dans la haute bourgeoisie anglaise.
Prénom(s) ⚓︎ Cecil, rien de plus commun à cette époque. William, comme son grand-père.
Date de Naissance ⚓︎ 08 avril 1887.
Lieu de Naissance ⚓︎ Londres et ses quartiers riches.
Âge ⚓︎ Il vient de passer la barre des 33 ans.
Origines ⚓︎ Anglaises, par le père, et Ecossaises par la mère.
Métier ⚓︎ Héritier d'une imposante fortune de l'industrie de l'acier, de l'exportation de whisky du domaine des MacLea - nom de jeune fille de sa mère - et de quelques placements ingénieux. On ne pourra jamais dire de Pritchard père qu'il n'est pas malin.
Statut marital ⚓︎ Marié depuis deux ans, plus par arrangement qu'autre chose. Futur père.
Orientation sexuelle ⚓︎ Il aime les femmes. Pas forcément les plus jolies, mais surtout celles qui captent son attention plus de quelques secondes.

Physique et Caractère
L’on dit que ceux sont les femmes les plus mal loties, coincées dans une époque qui se veut novatrices mais persiste à marcher à reculons sur les questions de progrès des droits du sexe faible.. Et bien on peut dire que Cecil se sent aussi piégé que les bourgeoises que l’on enferme dans ce mythe de l’idéal de femme soumise aux besoins prioritaires de son homme, tout juste bonne à tenir son foyer uni et accueillant. S’il n’a pas à s’occuper des enfants ou de l’intérieur de son foyer, les attentes que l’on a de lui lui font pratiquement le même effet. Parce qu’il est né dans une famille aisée, même plus que ça, on attend énormément de sa conduite, de ses idées, de ses réflexions.. Au fond, à ses yeux, on attend rien de plus de sa part que de n’être qu’un sosie parfait de son père. Une éducation privilégiée. Un héritage conséquent. Un marié pour une alliance. Un fils unique. Le fils prodige. Il a bien conscience qu’au fond personne ne s’intéresse vraiment à lui, du moins à celui qu’il est réellement sous toute cette couche de vanité et d’orgueil apparents, ce qui le désole. Si l’argent ne fait pas le bonheur, il est clair aux yeux de Cecil que celui-ci contribue fortement à son malheur. Alors en homme patient il attend, il attend le moment où l’héritage sera sien pour s’adonner enfin à ses plaisirs et, surtout, rétablir les choses.
En attendant il joue son rôle à la perfection, tant et si bien qu’il se perd un peu dans l’hypocrisie du milieu dans lequel il a passé une majeure partie de sa vie et l’arrogance qu’on lui a transmise en plus de son nom. Il est imbu de lui-même, mesquin, odieux, supérieur, fait clairement étalage de son argent et ne manque pas de rappeler à l’ordre les plus démunis, ces moins que rien qu’ils écrasent, ces bourgeois gras de leurs prestiges et de leur égocentrisme. Plus il en voit, des riches vaniteux pourris jusqu’à la moelle de toutes les horreurs qu’ils peuvent jeter aux visages de ceux qu’ils méprisent, plus Cecil se refuse à leur ressembler, pourtant conscient qu’il a un rôle à tenir. Alors il cache son dégoût par une froideur condescendante, des piques cynique et blessante et une franchise si aiguisée qu’elle apparaît comme une hypocrisie finement jouée. Cecil est un acteur et il joue le rôle d’une vie qui ne lui convient pas, quand bien même elle lui colle à la peau. Malgré tout il n’est pas fou, il sait bien que sans son argent, sans l’assurance d’un héritage florissant, il ne serait rien alors il évite de jouer avec le feu. Il a beau n’être qu’un tas de zéros après la virgule aux yeux de tous, il n’en reste pas moins un homme malin, aux limites du machiavélisme.
Les conditions de sa vie l’ennuient. Son mariage ? Il l’exècre. Sa femme ? Il la trouve charmante, tout au plus. Son enfant à naître ? Il le regrette amèrement. Les femmes qu’il voit ? Elles ne servent qu’à palier le manque .. Le manque d’excitation, d’adrénaline.. Le manque de vivre. Parce qu’il stagner, Cecil, dans le sillage d’une vie toute tracée pour lui. Merci papa, de ne pas me laisser me fatiguer à construire mon futur, mon empire, de tout me déposer aux creux des mains sans que j’ai à bouger le petit doigt. Le sarcasme, il adore, il adhère, il en abuse.
Les convenances ? Il voudrait les mettre à la poubelle, s’en débarrasser. Et il le fait, chaque soir, dans son sommeil, quand il rêve d’être libre de ses actes, de ses pensées, de ses sentiments.. De sa vie.
Pour mieux se vêtir de sa peau d'infâmes fils de, tout juste bon à récupérer les sous que son père veut bien lui donner. L'on ne le juge que par son nom de famille, si bien qu'il se prête au jeu et donne à ces idiots ce qu'ils veulent.. Alors qu'au fond, il aurait tendance à être d'une générosité sans bornes, d'une tendresse et d'une compréhension sincères. L'ennui c'est que l'argent pourri les âmes et malgré tout ce qu'il espère, tout ce qu'il lutte, Cecil n'est pas à l'abri de cette malédiction.. Ne reste plus qu'à racheter ses actes, ceux commis par filiation, par héritage, pour laver son âme souillée par sa fortune.

Derrière l'écran
Nom / Pseudo ⚓︎ RiverFalls
Âge ⚓︎ 24 lingettes à poussière
Comment tu as connu TLMH ⚓︎ Quelqu'un dans ma poche m'en a parlé.
Ce que tu penses de TLMH ⚓︎ Qu'il a une sacrément belle robe rouge!
Avatar choisi ⚓︎ Matthew Goode
Groupe choisi ⚓︎ Celui des BG
Inventé ou scénario ⚓︎ Semi-inventé/semi-scénario?
Présence sur le forum ⚓︎ No life oblige..
Suggestion/dernier mot ⚓︎ Marcel, tu tires ou tu pointes?
Survie de votre personnage ⚓︎ 50/100
Il survivra au naufrage, sera même rescapé à bord du Carpathia mais décèdera une fois à Terre, dans un hôpital de New York quelques jours plus tard, des suites d'une faiblesse cardiaque provoquée par son hypothermie. Il aurait pu s'en sortir, ça ne s'est joué qu'à quelques minutes.. Mais quelques minutes de trop. Quoique le destin n'est pas écrit d'avance, alors qui sait...

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Dernière édition par Cecil W. Pritchard le Sam 2 Mai - 10:01, édité 20 fois
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MessageSujet: Re: CWP + Do not believe a word I say   Mar 21 Avr - 2:00


This is the story of my life
« Tu sais que si père t’attrape, tu risques de regretter le jour où tu es né, » Elle apparaît de derrière le rideau pourpre, que Cecil a toujours trouvé plus violacé qu’autre chose en réalité, de son élégance qui ferait presque regretter le venin qui coule dans ses veines. Un éventail dans la main, dont on ne parvient à voir l’utilité par le temps qui se rafraîchit, qu’elle agite avec cette désinvolture qui rendrait fou n’importe quel homme ayant fait voeux de chasteté. Lisbeth transpire la luxure par tous les pores de sa peau, mais c’est normal, ce doit être de famille se dit Cecil en se laissant choir sur le petit fauteuil, près duquel trône une table, habillée d’un unique cendrier où meurent quelques cigares. « Et si moi je t’attrape, tu sais ce qui se passera. » La menace s’étouffe, meurt dans le rire cristallin de sa cadette qui se rapproche, glissant une main tiède et maternelle dans les cheveux du jeune homme, en retirant une feuille, unique preuve de son excursion à des heures indues. « Tu n’es qu’un enfant Cecil, cela ne t’apportera rien de bon de trainer avec ces vermines auxquelles tu donnes plus d’importance que ta propre famille. » Elle se veut douce et protectrice, elle ne fait qu’attiser un peu plus l’agacement de son frère. « Oh je t’en prie. L’un est fils de banquier, l’autre futur propriétaire d’un empire coloniale. C’est ça que tu appelles de la vermine ? Ca vaut toujours mieux que ces pimbêches que tu fais défiler à la maison, pour quoi ? Le prestige d’être amie avec une future Lady ? ridicule. » « Quand on voit où ils te trainent, permet moi de douter de leur influence positive sur ton avenir. » Elle siffle, il grogne et sa main attrape son poignet, encore perdu près de son visage, pour la faire tomber sur ses genoux. Gamine, c’était son lieu préféré, parce qu’entre les bras de son aîné il ne pouvait rien lui arriver, qu’elle appréciait de sentir ses doigts dans ses cheveux, la coiffant tendrement, à n’écouter que le son de sa voix la divertir lors des tensions familiales si palpables que même les murs en frissonnaient d’horreur. « Je n’ai plus huit ans! Tu vois, j’ai grandi moi! Elle se redresse, piquée au vif par l’hésitation qu’il déchaine en elle; rester près de son cher frère ou lui envoyer sa main dans le visage et sortir dignement. Depuis qu’ils sont devenus des adultes, ou presque, c’est fou ce que leur relation a pu en pâtir; peut être parce qu’ils ont conscience que leurs vies s’apprêtent à prendre des directions différentes et que l’éloignement leur est difficile. Pauvre petit enfant! Je plains ta fiancée! » « Sorcière. Je plains tous les hommes qui auront un jour la folle idée de poser leurs yeux sur toi, tu serais bien capable de leur sucer l’espoir d’une vie agréable, en plus d’autre chose. » La gifle lui troue la peau, mais plutôt que d’être fière de son geste, la vipère le toise en frottant consciencieusement les plis de sa robe, avant d’engager un demi-tour pour quitter le salon. Et elle n’a pas encore fermé la porte que Cecil peut l’entendre, avec ce ton qui lui donne envie de lui arracher les yeux; « Prévenez père que Cecil a encore découché. » « Bien Mademoiselle. » Il pourrait s’en offusquer, mais il sourit, conscient que ce n’est que juste retour des choses.

***

Il se mord la lèvre pour ne pas rire, Lisbeth en fait de même, mais leur discrétion ne semble pas assez développée; Madame Pritchard leur assaisonne un coup de pied dans le tibia, chacun, tout en leur servant la salade. « Et donc, comment se porte votre père ? Cela fait bien longtemps que nous n’avons eu de ses nouvelles, n’est-ce pas Richard? » La pauvre Emily rougit un peu, les paupières qui ploient sous le regard que Cecil pose sur elle, sans parvenir à déterminer s’il la trouve jolie ou s’il s’attarde simplement sur ses imperfections. Une main sur sa joue, elle vérifie, pourtant certaine que sa domestique l’a bien aidé à se maquiller ce matin-là. « Oh vous savez, il est très pris par les affaires à.. De Londres. Elle bafouille et plus elle s’empêtre et plus Lisbeth sourit. Cecil, lui, aurait tendance à trouver cela touchant, autant de timidité, quoiqu’un peu horripilant à la longue. On ne le voit plus tellement.. » « Ses affaires doivent être particulièrement prenantes. » Le sous-entendu est à peine voilé et l’idée que son fils puisse émettre des doutes sur la fidélité du père de la pauvre Emily rend sa mère plus mauvaise. Un nouveau coup vient heurter le tibia de son fils, qui fait mine de rien, bien qu’elle n’y ait pas été de main morte cette fois-ci. « Pourquoi n’irais-tu pas faire visiter le terrain à cette chère Emily, le temps que Miss Bennet finisse de concocter le dessert ? » Les pieds de la chaise raclent le sol, arrachant un regard noir à Monsieur Pritchard qui reste silencieux, peu enclin à se mêler aux histoires de femmes, surtout qu’elles ne l’intéressent pas. « Venez Emily, allons visiter ce dont vous allez bientôt pouvoir hériter.. » La main de la jeune femme sur son avant-bras, il quitte la pièce avant d’entendre le sifflement perfide de sa mère outragée et le rire moqueur de sa soeur. « C’est une très belle demeure que vous avez.. » « Ne vous fiez pas aux apparences Emily, jamais. L’on vous montre seulement ce que l’on veut bien que vous voyiez. Mais les murs ont des fissures et les toits fuient, c’est un héritage qui disparaîtra dans un nuage de fumée. J’ai pour objectif de faire raser la propriété quand j’aurais hérité, pour rebâtir en plus simple, mais pas moins élégant. Il pose sa main sur la sienne, le bras toujours tendu pour l’aider à s’appuyer. Dès que le vieux Pritchard sera mort.. Elle le fixe, visiblement choquée de ses propos. Vous savez, vous avez de beaux yeux, mais si vous continuez à me regarder de la sorte à chaque mot offensant qui s’échappe de mes lèvres, vous allez finir par vous en faire tomber l’oeil. Cessez d’être surprise, commencez dès maintenant à vous y habituer, je ne suis pas un tendre, je ne prétends pas l’être. J’ai des objectifs, que je compte atteindre et des convictions, vous aurez intérêts à vous y faire dès aujourd’hui, ou ces quelques années que vous aurez à passer auprès de moi risquent de vous paraître longues et difficiles. » Elle baisse la tête, il la lui relève en lui tenant le menton, c’est une femme soumise ça crève les yeux et quelque part il se sent déçu; sans doute qu’il a trop été habitué aux femmes avec un caractère bien trempé comme Lisbeth, dommage qu’il ne puisse épouser sa soeur, à coup sûr ça aurait été terriblement amusant. M’enfin il n’est pas comme ces gens non civilisés qui se marient entre eux, le monde évolue que diable, les moeurs avec. « Je vous le dis en tant qu’ami, Emily, mais à trop courber l’échine devant les hommes, ils pourraient y prendre goût. » Elle le regarde, une lueur étrange dans le regard. « Vous m’apprendriez à tenir tête ? » « Je peux vous apprendre ce que vous voulez.. » Il l’entraine derrière une arbre de son enfance, l’un de ceux où il a le souvenir de s’être si souvent caché avec Lisbeth, dans leur innocente entente parfaite et quelque part il a le sentiment de trahir ce souvenir d’enfant en glissant ses mains sur les courbes d’Emily, ses cheveux qui se coincent dans l’écorce du tronc. « Non, Cecil.. Pas ici.. Enfin.. Nous ne sommes pas encore..mariés.. » « Croyez moi, Dieu a bien autre chose à faire que de se pencher sur deux jeunes âmes en pleine effervescence. » Elle lui cède, trop facilement à son goût, mais ça lui suffira pour aujourd’hui.

***

« Un américain. Tu y crois toi ? Un américain.. Mais quelle idée, parfois je regrette que tu n’aies pas encore hériter et que ce ne soit pas à toi de décider de mon avenir! » « Qui te dis que je serais plus clément que lui ? Peut être que j’aurais l’audace de te laisser décider par toi-même.. Quoique tu serais bien capable d’épouser un moins-que-rien dans l’unique but de m’agacer. » Le cigare à ses lèvres, il porte son regard dessus, sans prêter aucune attention à sa soeur qui s’agite de droite à gauche, tourne en rond et tire sur ses boucles à s’en arracher les cheveux. « Je serais surement plus satisfaite que tu ne sembles l’être. Depuis ton mariage je te trouve bien tendu. » Sa main se perd sur sa cuisse, pour bien appuyer le sens de ses propos et, excédé ou piqué au vif, Cecil balaye l’emprise de ses doigts sur sa cuisse d’un geste brutal. Glissant sa main meurtrie dans ses cheveux, elle se redresse, fière et impétueuse, toisant son frère d’un air revanchard. « Qu’y a-t-il Cecil ? Je croyais que tu aimais te faire professeur.. » « On devrait t’apprendre au plus vite à fermer ton clapet à merde, avant que ton hypothétique futur fiancé ne décide de te l’enseigner, à coup de ceinturon. Si tu veux un avant-goût.. » Il glisse ses mains vers sa chemise et Lisbeth rit. Elle rit, tout simplement, avant de se laisser tomber sur les genoux de son frère et de passer ses bras autour de son cou. « Mais mon cher frère ne laisserait pas un homme lever la main sur sa si délicieuse soeur, n’est-ce pas ? Oh cesse donc de faire ton grognon, dis-moi ce qu’il t’arrive. » Sa joue contre le front de Cecil, elle caresse ses cheveux, au bas de sa nuque, avec délicatesse, apaisant son âme visiblement tourmentée. Fermant les yeux, le souffle de sa soeur glissant sur son visage, il sourit un peu. « Je crois bien qu’Emily attend un enfant. » « Et cela ne te réjouis pas ?! Père doit être ravis, si en plus vous avez un garç…  Il lève les yeux vers elle, visiblement peu enclin à se réjouir. Il y a quelque chose d’autres là-dessous, non? » Ses caresses se font plus maternelles, son regard un peu plus tendre. « J’ai toujours pensé qu’avoir un enfant serait l’aboutissement d’une vie.. Mais regarde moi.. je vis encore aux dépends d’un père dont l’héritage se fait attendre, à vivre dans une maison encore sous son autorité, qu’il peut me reprendre si l’envie lui chante.. » « Admets surtout que ce n’est pas d’elle que tu aurais souhaité avoir un enfant. » « Ni de toi si c’est là le sous-entendu. » Elle éclate de rire, il la suit. Cette proximité dérange beaucoup et, quelque part, Cecil est assez futé pour comprendre que c’est ce qui pousse son père à marier sa soeur à un américain. Malgré tout, il n’est pas certain que même avec un océan entre eux, ils soient moins proches. C’est cette ambiguité de leur lien, cette ambivalence qui flotte entre haine et adoration, qui fait la stabilité et la force de leur fraternité. C’est sans doute aussi la personnalité de sa soeur, si piquante et délicieuse, qui le rend aussi difficile dans ses choix de femmes, de maîtresses d’une nuit.. Dont la seule au courant n’est autre que Lisbeth, parfois celle à l’origine de ses incartades d’époux; elle côtoie tant de femmes, qu’il y a toujours parmi elles des jupons que son frère se doit de visiter. Et ça les amuse.

***

« Tu es sûr que tu ne préfères pas que je vienne? » Elle pue l’espoir et la crainte, ses mains sur se collent sur son ventre rond pour lequel Cecil n’a eu qu’un regard jusqu’à maintenant. La première grossesse s’est muée en fausse-couche, mais la seconde semble bien partie pour arriver à un terme. Ce qui n’est pas pour lui plaire, bien que malgré son peu d’amour pour son épouse, il ait quelque part une certaine affection. « Il y a beaucoup de choses que je préfèrerais à ce voyage, mais si je me rends à bord ce n’est pas par plaisir, mais pour affaire. Tu t’y ennuierais et je ne suis pas certain de pouvoir supporter à la fois les jérémiades de ma soeur et les plaintes de mon épouse. » Il ment, à moitié seulement, mais il ment. Une chance que ces années au sein d’une famille comme la sienne lui aient permis d’exceller dans l’art du mensonge. « Que vais-je faire pendant ton absence ? » Il sort un billet de sa poche intérieure, qu’il lui tend sans ménagement, faisant clairement comprendre qu’il s’agit là d’une proposition n’acceptant aucun refus. « Rendre visite à ta tante, à Horsham, elle vous y attend après mon départ et vous gardera jusqu’à mon retour. » Un regard vers son ventre, signifiant qu’il comptait sur le fait que l’enfant serait né à son retour. La conversation close, pour lui du moins, il s’apprête à tourner les talons quand il l’entend inspirer, signe qu’elle n’a pas fini de parler. « Oui? » « Tu reviendras ? » Il connait ses peurs, il connait trop bien les questions que l’esprit féminin peut se poser et s’il rebute à y répondre, Cecil ne peut s’empêcher de faire preuve d’humanité, fragile certes mais bien existante, surtout quand elle le regarde ainsi; à la fois forte et faible. « Je suis un homme de parole. » Siffle-t-il en quittant la pièce, sans pour autant répondre de manière concise. A quoi bon? Il n’y a que sa vie ici, rien d’autres ne l’attend ailleurs et il n’est pas fou au point de se jeter à l’aveuglette dans un tourbillon informe d’événements imprécis.

***

La voiture avance tant bien que mal dans la foule qui se presse sur le quai et le brouhaha s’insinue dans l’habitacle, fait bourdonner les oreilles. Margaret, impressionnable jeune fille de dix-huit ans, n’a de cesse de se pencher pour mieux observer, s’agitant sur son siège au point d’envoyer des petits coups de pied, inconscients, à son cousin. « Bon sang ! Regardez cette foule! » « Margaret !! Surveillez votre langage !! » Sèchement, Milena se coupe dans le mouvement qu’elle entreprend pour quitter la voiture, se retournant pour toiser sa nièce qui rougit dans la seconde, le regard honteux baissé sur la main que Cecil pose sur la sienne, dans un geste de réconfort. « Et ne vous agitez pas! Vous êtes une demoiselle, pas un animal. » Le silence revient, du moins la voix de Milena s’éloigne et Cecil en profite pour se hisser hors du véhicule, à son tour, faisant le tour pour aider sa cousine à descendre. Elle a tout de cette fougueuse jeunesse, impressionnable et curieuse, l’âme aventurière réprimée par les bonnes manières qu’on lui assène aussi durement que les coups de règles quand elle désobéit. Maggy est un esprit rêveur, filant, difficile à contenir et c’est sans doute ce qui plaît le plus à Cecil; ce désir ardent de vivre, si non vite au moins assez longtemps pour tout faire. « Impatiente de voyager ? » La main de la jeune fille sur son bras, il suit sa cadence lente, mais électrique, pour rejoindre la passerelle qui leur permet de monter à bord. « Oh oui ! Je suis si heureuse que Mama et Papa m’aient laissé vous accompagner ! J’aime beaucoup rendre visite à ma soeur en France, mais je finis par me lasser des mêmes paysages.. Oh j’aurais tant de choses à raconter à Elizabeth à mon retour, vous savez, mon amie .. Il lui renvoie le sourire qu’elle plaque sur ses lèvres, avant d’obliger son cousin à s’arrêter, le surprenant. Attendez! Laissez moi juste.. Admirer encore un peu sa beauté vue de la terre, que je savoure celle de le sentir voguer.. » Elle lève le nez fixe les cheminées comme si elle cherchait à les graver dans sa mémoire, puis ferme les yeux en inspirant longuement. N’expirant qu’une fois que ses pieds touchent le pont du navire. « Regardez, regardez Cecil … L’air d’ici n’est pas le même que celui d’en bas! » « J’ai bien peur que votre excitation ne vous fasse passer par dessus bord, Maggy. » Elle éclate de rire, de ce son délicat qui le touche en plein coeur; il ignore s’il aurait préféré cette fillette comme soeur au lieu de Lisbeth, mais il l’aime comme si elle l’était. « N’ayez crainte, Papa dit que je nage aussi bien qu’un poisson dans l’eau! » Et déjà elle lui lâche le bras pour courir à bâbords, se tenir aux cordages, prenant place en se frayant un chemin dans la foule de gens pressés au bord pour saluer les êtres chers qu’ils laissent en Angleterre. «  Au revoir ! Au revoir ! Et que le Titanic vogue éternellement ! » N’ayant pas de mouchoirs à secouer, comme les femmes qu’elle regarde faire, Margaret attrape un pan de sa robe et l’agite.. Une chance que Milena ait le dos tourné, pense Cecil, sinon il y a fort à parier que ce geste lui aurait velu une belle correction. « Excusez moi.. » Une main en avant, il effleure le bras de l’inconnue qui vient de le bousculer, ne s’attardant que sur les traits de son visage, plus que son regard particulier qu’elle pose un peu partout. Puis sur lui. Il sourit. Elle reprend sa marche pour rejoindre un homme qui l’attend, pressé. Et, au même instant, les têtes se lèvent vers la fumée qui s’échappe des cheminées; le Titanic part.

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♆ âge du personnage : on ne demande pas à une dame son âge voyons, mais s'il faut absolument vous répondre, j'ai trente deux années.
♆ métier : officiellement je n'ai pas d'emploi, officieusement j'étais serveuse dans un bar miteux de Southampton et je suis domestique pour des riches familles (sans que mon frère ne le sache)
♆ statut marital : officiellement je suis fiancée, officieusement ... je saurai pas vous dire avec précision ... je ne suis pas mariée ou veuve, c'est déjà une chose sûre.


THERE IS MORE THAN MEETS THE EYES, I SEE THE GIRL THAT IS INSIDE

En réalité elle s'appelle Ann Barrow et est orpheline. Sur le paquebot uniquement elle est Pearl Hawthorne parce que son frère a tué involontairement deux personnes à Southampton et qu'à présent tous les deux doivent prendre leur identité pour quitter l'Angleterre. Ils doivent aussi faire comme s'ils étaient fiancés.


MessageSujet: Re: CWP + Do not believe a word I say   Mar 21 Avr - 2:32

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MessageSujet: Re: CWP + Do not believe a word I say   Jeu 23 Avr - 2:12

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♆ métier : officiellement je n'ai pas d'emploi, officieusement j'étais serveuse dans un bar miteux de Southampton et je suis domestique pour des riches familles (sans que mon frère ne le sache)
♆ statut marital : officiellement je suis fiancée, officieusement ... je saurai pas vous dire avec précision ... je ne suis pas mariée ou veuve, c'est déjà une chose sûre.


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En réalité elle s'appelle Ann Barrow et est orpheline. Sur le paquebot uniquement elle est Pearl Hawthorne parce que son frère a tué involontairement deux personnes à Southampton et qu'à présent tous les deux doivent prendre leur identité pour quitter l'Angleterre. Ils doivent aussi faire comme s'ils étaient fiancés.


MessageSujet: Re: CWP + Do not believe a word I say   Jeu 23 Avr - 2:13

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MessageSujet: Re: CWP + Do not believe a word I say   

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